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Alternative Québec
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← Programme·Partie IV·Chapitre 25
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Transport en commun gratuit et universel

Le transport gratuit combat le climat, la pauvreté et le trafic d'un seul coup.

§ La situation

Les tarifs de transport en commun sont un impôt régressif sur le monde qui peut pas se payer un char. À Montréal, un passe mensuel coûte 107 $ (STM, 2026), ce qui représente une journée complète de revenu au salaire minimum après impôts. La gratuité retire ce péage sur les travailleur·euse·s, augmente l'achalandage, coupe les émissions des 43 % des GES québécois qui viennent du transport (MELCCFP, 2023), pis reconstruit le réseau en quelque chose qui rivalise vraiment avec la voiture. L'Estonie, le Luxembourg pis des dizaines de villes françaises l'ont fait pis leur achalandage a monté pendant que les émissions descendaient. Pas radical. En retard.

§ Ce qu'on va faire

  1. 01Rendre tout le transport urbain (STM, RTL, STL, RTC pis autres) gratuit au point d'utilisation pour les résident·es du Québec.
  2. 02Financer par un Prélèvement de solidarité du transport à l'échelle provinciale sur le stationnement commercial, le covoiturage pis les grands employeurs, modelé sur le financement du transport viennois.
  3. 03Nouveaux corridors de tramway pis de SRB dans chaque région métropolitaine. Extensions du REM de Montréal pis du tramway de Québec.
  4. 04Train régional du Québec : électrifier pis rétablir le service ferroviaire de passagers entre Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Saguenay, Rimouski pis Gaspé.
  5. 05Service d'autocar interurbain régional gratuit pour les étudiant·es, les aîné·es pis les résident·es à faible revenu.
  6. 06Cibles de fréquence contraignantes : toutes les 10 minutes sur les principaux corridors urbains, toutes les 30 minutes sur les corridors régionaux en heure de pointe.

§ Ce que ça donne ailleurs

Le Luxembourg a rendu tout le transport gratuit à l'échelle nationale en 2020, le premier pays au monde à le faire. Tallinn (Estonie) a vu l'achalandage augmenter de 14 % la première année de transport gratuit. Dunkerque (France) a vu l'achalandage des autobus bondir de 60 % en un an, avec près de la moitié des nouveaux usagers qui utilisaient avant la voiture. L'élimination des tarifs toute seule, c'est pas assez. Il faut la combiner à une expansion du service. C'est ce qui fait la différence.

§ Comment on paierait ça

Premier mandat : projets pilotes régionaux (2-3 réseaux métropolitains + un réseau rural) au lieu de la gratuité universelle. Coût des pilotes : ≈ 300–500 M$ / an, entièrement financé par le Prélèvement de solidarité du transport (≈ 700–900 M$ / an), qui libère aussi des revenus pour l'expansion du service. Déploiement de la gratuité universelle au mandat 2, coût brut ≈ 1,2–1,6 G$ / an. Expansion du service : 5–8 G$ en capital sur le mandat, financés par obligations pis compensés par les revenus du marché du carbone.

§ Notre calendrier

Transport gratuit sur STM/RTL/STL/RTC : législation année 1, en vigueur en janvier de l'année 2. Autres sociétés s'ajoutent sur les années 2–3. Premiers nouveaux corridors SRB/tramway en chantier à l'année 2. Train régional Montréal–Trois-Rivières électrifié d'ici la fin du mandat.