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Alternative Québec
Alternative
Québec
Notre position

Notre positionnement politique.

On est progressiste pis on l'assume. Pas en douce, pas mollement, pas en s'excusant. Être progressiste, ça veut dire croire à la science, faire rendre des comptes aux puissants, redistribuer la richesse qui pogne tout en haut, pis se tenir debout pour le monde qui mange des coups. C'est pas pareil que socialiste ou communiste. C'est pas pareil non plus que les partis « progressistes » qui parlent fort à gauche pis qui gouvernent tranquille à droite. Voici où on se tient, sans tourner autour du pot.

Boussole politique montrant où Alternative Québec se situe par rapport aux autres partis du Québec, sur les axes économique (socialisme à capitalisme), social (progressiste à conservateur), et identitaire (pluralisme à identitaire).

Le graphique ci-dessus place chaque parti québécois majeur sur deux dimensions : économique (socialisme à capitalisme) et sociale (progressiste à conservateur). La barre séparée en dessous suit une troisième dimension qui coupe les deux premières : comment chaque parti pense l'identité, l'immigration, pis qui a le droit d'appartenir. C'est là que les vrais visages sortent.

Alternative Québec, c'est le parti le plus à gauche du Québec sur l'axe économique, pis le plus pluraliste sur l'axe identitaire. On est pas socialiste. On est pas anticapitaliste. On est social-démocrate, dans le sens où le Danemark pis la Norvège sont sociaux-démocrates : les marchés continuent, mais les services publics, les travailleur·euse·s, l'environnement, pis le monde qui se fait écraser passent en premier. Toujours.

§ Ce que les axes veulent dire

Axe gauche-droite

Économique

Socialisme (gauche)

Pour faire simple : l'État possède la plupart ou toutes les entreprises. Le secteur public dirige l'économie. Encore plus à gauche, c'est le communisme, où l'État possède tout pis la propriété privée existe à peu près pas. Ni l'un ni l'autre, c'est pas ce qu'on propose.

Social-démocratie (centre)

Les marchés pis l'entreprise privée restent le moteur de l'économie, mais l'État assure des services publics forts (santé, éducation, transport, logement), une fiscalité progressive pis des protections pour les travailleur·euse·s. C'est là que se situent les pays nordiques, pis c'est là qu'on se situe.

Capitalisme libéral (droite)

L'État contrôle le moins possible. Les entreprises sont libres de faire ce qu'elles veulent. Peu ou pas de services publics, privatisation de ce qui reste, faibles impôts sur le capital pis la richesse. C'est le modèle vers lequel poussent la CAQ pis le PCQ.

Axe haut-bas

Social

Progressiste (haut)

Des politiques ancrées dans la science. Des conséquences réelles pour les discours haineux. Une protection active pour les minorités, les femmes, les personnes LGBTQ+, les travailleur·euse·s, les locataires. Les droits s'élargissent à mesure que la société comprend mieux. C'est notre position.

Conservateur (bas)

Accent sur les valeurs traditionnelles pis les hiérarchies existantes. Liberté d'expression sans vraies limites, y compris pour la haine. On s'attend à ce que les minorités rentrent dans le rang au lieu d'être protégées. Les droits devraient pas s'élargir au-delà de ce qu'ils ont été historiquement.

Dimension séparée

Identitaire

Pluralisme (gauche)

Le multiculturalisme comme force. L'immigration vue comme un enrichissement. Des identités diverses qui coexistent dans un projet civique partagé. On est plus forts ensemble que séparés. C'est là que se situe Alternative Québec.

Identitaire (droite)

Positions anti-immigration. Le Québec présenté comme un endroit pour un groupe culturel étroit : les Québécois francophones, blancs, de tradition catholique. Loi 21, Loi 96 dans leurs versions les plus dures, coupures à l'immigration sur des bases culturelles plutôt qu'économiques. C'est là que la CAQ pis le PQ actuel ont convergé.

§ Alors, où ça nous place?

On est le parti le plus à gauche du Québec. Pas parce qu'on rêve d'un État qui possède tout, on rêve pas de ça. Parce qu'on croit qu'un État fort doit faire ce que le marché refuse de faire : soigner, loger, éduquer, transporter, protéger le climat, protéger le monde vulnérable. Les pays nordiques appliquent ce playbook depuis soixante-dix ans. Ça marche. Le marché tout seul, ça n'a jamais marché.

Sur l'axe social, on est progressiste. Sans s'en excuser, sans arrondir les angles. La science doit décider des politiques, pas les préjugés. Les discours haineux ont des coûts humains réels pis ils doivent avoir des conséquences légales. Une société se juge à la façon dont elle traite ses minorités. Ici, plusieurs partis échouent ce test. On le dit.

Comparé à QS, on est plus ambitieux économiquement pis plus pluralistes. QS dit vouloir un Québec pour tout le monde, mais sa position séparatiste divise pis aliène les Autochtones pis le monde immigrant. Nous autres, on veut bâtir un Québec pour toutes celles pis tous ceux qui vivent ici, peu importe leur origine.

Comparé au PLQ, on est plus progressistes, on assume notre pluralisme sans se cacher, pis là où ils pensent que l'austérité est la réponse à tout, nous autres on a de vrais projets de société.

Comparé à la CAQ, au PQ pis au PCQ, on se situe de l'autre bord sur à peu près chaque axe. Ces partis ont convergé vers un populisme identitaire qui désigne des ennemis intérieurs (le monde immigrant, les personnes musulmanes, les personnes trans, les anglophones, les Autochtones) pour détourner l'attention des vrais responsables : les milliardaires, les grandes entreprises, les paradis fiscaux. C'est pas une nouvelle stratégie politique. C'est vieux comme le monde. On l'a déjà vu, ailleurs, à d'autres époques, aboutir aux pires régimes du XXe siècle. On refuse de laisser ça arriver au Québec sans se battre.

§ Sur la question de la souveraineté

On est fédéraliste, mais pas par confort ou par nostalgie du Canada. On l'est parce qu'on a réfléchi à ce que la souveraineté voudrait dire concrètement, pis la réponse honnête est simple : ça règle pas les vrais problèmes du Québec, pis ça en crée d'autres qui divisent.

D'abord, y a la question du consentement autochtone. Les nations autochtones du territoire (Cri·es, Innu·es, Mohawks, Inuit, Atikamekw pis d'autres) ont jamais consenti à être sorties du Canada par un vote québécois. Le Grand Conseil des Cris l'a dit sans détour en 1995 pis n'est jamais revenu sur sa position. Un référendum gagné à 50 % + 1 au Québec n'aurait aucune autorité morale sur Eeyou Istchee, Nunavik, Nitassinan ou les territoires kanien'kehá:ka. Une souveraineté honnête voudrait dire soit violer ce principe ouvertement, soit accepter qu'un « Québec indépendant » excluerait de larges morceaux du territoire actuel. Ni l'un ni l'autre, c'est pas acceptable.

Ensuite, y a la question de l'exclusion. Le mouvement souverainiste moderne s'est collé, depuis une vingtaine d'années, à une politique identitaire qui traite les descendant·es de la Nouvelle-France comme le noyau de la nation, pis le monde immigrant, anglophone pis les minorités culturelles comme en périphérie. Loi 21, Loi 96, coupures dans l'immigration sur des bases culturelles : c'est le visage concret de ce qu'est devenue la souveraineté en pratique sous la direction actuelle du PQ. C'est pas un Québec qu'on peut soutenir bâtir.

Y a aussi la question de la distraction. Le logement, la santé, le climat, l'éducation, le salaire, le coût de la vie : chaque problème sérieux du Québec est un problème que le gouvernement provincial actuel a le pouvoir constitutionnel de régler. La souveraineté sert de diversion politique face au fait que ni le PQ ni la CAQ n'a fait la job sur aucun de ces enjeux. On a pas besoin de quitter le Canada pour reconstruire la santé publique. On a besoin de volonté politique.

Ceci dit, on rejette aussi le fédéralisme inconditionnel. Le Québec a des pouvoirs immenses qui sont sous-utilisés. On les utilise au max. On se bat contre l'ingérence fédérale quand elle arrive. On travaille avec Ottawa quand c'est productif pis contre Ottawa quand ça l'est pas. C'est un fédéralisme avec de la colonne, pas un fédéralisme à genoux.

Notre choix est simple : bâtir un Québec fort à l'intérieur du Canada, qui utilise chaque pouvoir qu'il a pour construire une société juste, qui traite les nations autochtones comme des partenaires pis pas comme des obstacles, pis qui accueille toutes celles pis tous ceux qui veulent vivre ici, peu importe leur origine. C'est notre version de l'avenir du Québec.

La boussole montre où on se tient. Le programme montre ce qu'on en fait.

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