§ La situation
Le Québec est reconnu à juste titre pour son régime d'assurance parentale pis son réseau de garderies subventionnées à 9,10 $/jour (tarif Ministère de la Famille, 2026). Mais des dizaines de milliers de familles restent sur des listes d'attente, pis la rémunération des éducatrices en petite enfance est tombée derrière celle des professions comparables, ce qui alimente des pénuries chroniques. Selon l'Institut de la statistique du Québec, la « pénalité maternelle » sur les revenus des femmes québécoises persiste à environ 20 % dix ans après la naissance d'un enfant.
§ Ce qu'on va faire
- 01Services de garde publics vraiment gratuits : éliminer le tarif de 9,10 $/jour dans les CPE pis les garderies subventionnées. Prendre soin des enfants, c'est un bien public, pas un service à tarifer. Couverture universelle complète 0-4 ans, avec toutes les listes d'attente éliminées en dedans du mandat.
- 02Aligner les salaires des éducatrices sur ceux des enseignant·e·s du primaire qui ont des qualifications équivalentes.
- 03Réformer le Régime québécois d'assurance parentale pour offrir des droits égaux, non transférables pis payés à chaque parent.
- 04Étendre les pleines protections du congé parental aux travailleur·euse·s autonomes, pigistes pis travailleur·euse·s à la demande.
- 05Bonification des prestations parentales pour les familles à faible revenu.
§ Ce que ça donne ailleurs
Le modèle islandais réserve des mois égaux pis non transférables à chaque parent, pis plus de 90 % des pères prennent un congé significatif. L'écart salarial entre les sexes de l'Islande s'est résorbé plus rapidement que dans tout autre pays comparable. La Suède, la Norvège pis la Finlande ont suivi des voies similaires.
§ Comment on paierait ça
Expansion des garderies pis rémunération des éducatrices : ≈ 600–900 M$ / an. La réforme du congé parental est financée à l'intérieur du RQAP existant pis neutralisée par la hausse de la participation des mères au marché du travail.
§ Notre calendrier
Réalignement salarial des éducatrices : année 1. Expansion des garderies : années 1–4 avec rapport trimestriel. Réforme du congé parental : législation année 1, en vigueur 12 mois après la sanction royale. Couverture des travailleur·euse·s à la demande : année 2.
